Inde (A.P.Hawzah) – À l’occasion du 150ᵉ anniversaire de la naissance de Hafiz Hodjatoleslam Farman Ali, éminent savant religieux, traducteur du Saint Coran et ancienne figure marquante de la madrasa Soleymanieh en Inde, une cérémonie d’envergure a été organisée dans la ville de Patna, capitale de l’État indien du Bihar.
Prenant la parole à cette occasion, le Hodjatoleslam wal-Moslemin Abdolmajid Hakim-Ilahi a souligné l’importance de la diffusion des enseignements du Saint Coran. Il a déclaré : « La promotion de la culture coranique et la transmission de son message aux populations faisaient partie des missions fondamentales du noble Prophète de l’islam, Hazrat Mohammad Moustafa (PSL). Celui-ci exhortait constamment la communauté musulmane à s’acquitter de cette responsabilité. »
Évoquant le célèbre hadith du Prophète de l’islam (PSL), « بَلِّغُوا عَنِّی وَلَوْ آیَةً » — « Transmettez ce qui vient de moi, ne serait-ce qu’un seul verset » —, il a précisé : « Cette injonction rappelle aux musulmans, et tout particulièrement aux oulémas et aux prédicateurs, leur responsabilité dans la transmission des enseignements du Saint Coran aux autres. »
La nécessité de renouveler les traductions et les commentaires du Coran
S’adressant ensuite aux enseignants, aux étudiants en sciences religieuses ainsi qu’aux oulémas des séminaires islamiques et des établissements religieux, le représentant du Guide suprême en Inde a insisté sur l’importance d’accorder une attention particulière à la mémorisation et à la traduction du Saint Coran.
Soulignant que les anciennes traductions du Coran dans les différentes langues ne pouvaient être considérées comme suffisantes pour toutes les époques, il a déclaré : « Il est nécessaire de proposer, à chaque époque, de nouvelles traductions et de nouveaux commentaires du Saint Coran. En effet, les langues et les styles littéraires évoluent au fil du temps. La transmission du message coranique aux générations de chaque époque exige donc de tenir compte de leurs réalités linguistiques et culturelles. »
Dans une autre partie de son intervention, le Hodjatoleslam wal-Moslemin Hakim-Ilahi a évoqué l’histoire des traductions du Saint Coran dans différentes langues, déclarant : « Au cours de l’histoire, le Saint Coran a été traduit dans de nombreuses langues. La traduction persane, notamment, possède une tradition particulièrement ancienne. »
Faisant référence à un récit relatif à la traduction de la sourate Al-Fatiha en persan aux premiers temps de l’islam, il a expliqué : « Lorsque certains musulmans non arabophones ont souhaité connaître le sens de la sourate Al-Fatiha, Salman al-Farisi (que Dieu lui accorde Sa miséricorde) en a réalisé une traduction en persan à leur intention. »
Il a également cité Fath al-Rahman, ouvrage de Shah Waliullah Dehlawi, parmi les œuvres importantes consacrées à la traduction du Coran en persan. Il a ajouté qu’en langue ourdoue, Shah Rafiuddin Dehlawi avait réalisé, en 1786, une traduction littérale du Saint Coran. Par la suite, en 1790, Shah Abdul Qadir Dehlawi avait proposé une traduction plus fluide et accessible du texte coranique, intitulée Mouzeh al-Qoran.
Le représentant du Guide suprême en Inde s’est ensuite interrogé sur la manière dont on pouvait attendre de personnes dont la langue maternelle n’est pas l’arabe qu’elles méditent les versets coraniques sans disposer de traductions et de commentaires adaptés. Il a ainsi réaffirmé la nécessité de développer les traductions du Saint Coran dans différentes langues.
Il a souligné : « Étant donné qu’une grande partie de la population mondiale ne connaît pas la langue arabe, traduire le Coran et diffuser ses enseignements dans différentes langues constituent une nécessité incontournable. »
Dans la dernière partie de son intervention, à l’occasion des journées de deuil fatimides, le Hodjatoleslam wal-Moslemin Hakim-Ilahi a évoqué les vertus et les mérites de Hazrat Fatima al-Zahra (que la paix soit sur elle). S’appuyant sur des versets du Saint Coran, des hadiths et des témoignages historiques, il a mis en lumière plusieurs aspects de la haute stature spirituelle de cette noble figure de l’islam.
Présentation de l’ouvrage « Histoire de la madrasa Soleymanieh de Patna »
L’un des temps forts de cette manifestation a été la présentation de l’ouvrage Histoire de la madrasa Soleymanieh de Patna, écrit par le Hodjatoleslam Ibn Hassan Amlavi, éminent prédicateur, chercheur et auteur.
Cet ouvrage a été publié avec le soutien du Centre international Noor Microfilm et de la Maison de la culture iranienne de New Delhi.
Lors de la cérémonie de présentation, le Hodjatoleslam wal-Moslemin Abdolmajid Hakim-Ilahi, accompagné de plusieurs oulémas et intellectuels, a participé au dévoilement officiel de cette publication.
Dans une autre séquence du programme, un documentaire consacré à la vie et aux activités scientifiques de Hafiz Sayyed Farman Ali a été projeté devant les participants. Ce film avait été réalisé à l’aide des technologies modernes, grâce aux efforts conjoints du Centre international Noor Microfilm et de la Maison de la culture iranienne de New Delhi.
Consacré à la vie, aux œuvres ainsi qu’aux contributions scientifiques et religieuses de ce défunt érudit, le documentaire a été accueilli avec intérêt et a suscité les éloges des personnes présentes.
Présentation des œuvres écrites de Hafiz Sayyed Farman Ali
Au cours de cette manifestation, plusieurs œuvres de Hafiz Hakim Sayyed Farman Ali ont également été présentées, notamment les ouvrages Al-Nahw, Diniyat : premier livre, Diniyat : deuxième livre et Diniyat : troisième livre.
Ces publications constituent une partie du patrimoine scientifique et pédagogique laissé par le défunt. Leur présentation s’inscrivait dans une démarche visant à préserver la mémoire de ses contributions scientifiques et religieuses et à les faire connaître au public.
À la fin du programme, une réunion spéciale réunissant des oulémas chiites et des prédicateurs imamites de l’État du Bihar s’est tenue dans la salle de la bibliothèque de la madrasa Soleymanieh de Patna.
Au cours de cette rencontre, le Hodjatoleslam Abdolmajid Hakim-Ilahi a adressé ses recommandations aux oulémas, aux érudits et aux étudiants en sciences religieuses. Il a souligné l’importance de l’accomplissement de leurs responsabilités scientifiques, religieuses et sociales, et a présenté plusieurs observations essentielles sur les devoirs et la mission du clergé au sein de la société islamique.







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